L'article en question est disponible en suivant ce lien : http://letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=199713
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Il y a plusieurs choses qui sont évoquées dans ces lignes et qui me font réagir.

Tout d'abord, on y parle de succès. Faut-il vraiment s'attendre à avoir du succès ? Faut-il vouloir le succès ? Il est vrai que c'est ce que certains recherche, mais selon ce qui est dit les désillusions sont grandes. On lit par exemple que Mr. Stéphane Benoit-Godet (rédacteur en chef de Bilan) se plaint de ne pas avoir eu de réaction sur son espace personnel. A mon sens, il préfère remettre en question la blogoshère elle-même plutôt que l'intérêt même de son blog. Peut-être que son public cible ne se trouve pas sur internet ...
Arthur Sulzberger dit ensuite que "Ces dizaines de millions de blogs n'ont qu'un lecteur en moyenne". On en revient donc au succès ! Et ce n'est n'importe qui qui parle ici, c'est le big boss du New York Times (brrrrrr).
Il est clair que nous avons affaire ici à deux hommes d'affaires qui voient le manque de succès auprès des internautes comme un échec. Mais au delà du narcissisme qui peut pousser certains blogueurs à écrire sur la toile, il y a ceux qui souhaitent juste laisser une trace, ceux que cela détend ou ceux à qui cela permet de raconter un bout de leur insignifiante existence. Et peut importe la durée, pourvu que cela soit bon (je parle de blogs, merci ;-) )!

Ensuite on y parle de temps. De ce côté, je suis assez d'accord. Un bloggueur, s'il veut que son lectorat - aussi petit soit-il - continue de le visiter sa page doit écrire assez souvent, et sur des thèmes les plus variés possible. En parlant trop de soit même, on peut dire qu'on limite presque ces visiteurs à ces amis proches. D'un autre côté, si l'on décide de consacrer son blog à un thème particulier, on risque de lasser. Ce n'est pas facile, c'est clair et je ne pense pas être un exemple de réussite. Il arrive donc que l'alchimie ne se fasse pas et que soit le lecteur s'en aille, soit le rédacteur jette tout simplement l'éponge. An final, on peut se demander où est le problème ? On a vu bien pire comme échec...

Le point de l'article que je trouve "croustillant" est la citation de Michael Keren : "Les blogueurs se voient comme des rebelles qui affrontent une société conventionnelle, mais cette rébellion est surtout confinée au cyberespace, ce qui fait d'eux des êtres aussi mélancoliques et illusoires que Don Quichotte luttant contre des moulins". Il suggère ainsi que le manque de succès "provoquent des troubles liés à la solitude chez ceux qui ne réussissent pas à se faire connaître". Et bien, c'est les psy qui vont être content.

Vers la fin, on remarque que tous sont d'accord pour dire que les blogs vont et doivent évoluer. Plus de contenu non verbal nous dit-on. On nous prédit qu'a terme les blogs se noieront dans les sites internets conventionnelles, que les barrières s'amenuisent.

Enfin, Bruno Patino (Président de Télérama et du site monde.fr ), affirme qu'"Il y a trop de bruit, trop de bavardages et d'images inutiles dans Internet". Il dit aussi qu'une "réorganisation" s'impose. J'ai peur de ne pas suivre ce monsieur. Selon moi, Internet est un espace d'expression libre. Les gens en font ce qu'ils veulent (dans le cadre de la loi bien-sûr). Pour moi, le mot dans son contexte évoque une forme de censure. Mais peut-être ai-je mal compris !

Globalement, j'ai trouvé cet article intéressant et bien construit. Et mon sentiment global est que que peut importe ce que tu fais avec ton blog, peut importe sa durée de vie, pourvut que cela puisse t'apporter quelque chose.